TOPOR, MÊME PAS MORT !

            Histoire de la fabrication d'un livre sur un artiste pas comme les autres et mise en ligne de documents rares ou inédits le concernant...  
                                         

Lundi 14 décembre 1 14 /12 /Déc 12:21
Le blog a été créé un soir d'août 2005.
Au moment où j'écris ces lignes,  727 523 pages ont été vues et plus de 148 000 personnes se sont promenées dessus.
Pas mal pour un truc gratuit et bricolé sans moyen...
L'idée première était de faire partager avec les internautes  l'avancée de l'écriture de la biographie puis, celle-ci enfin écrite, de mettre en  ligne bon nombre de documents m'ayant servis pour la rédaction de l'ouvrage.
Le but était de "dévérouiller " la mémoire d'un artiste d'exception, hélas disparu, et de faire partager au plus grand nombre son univers luxuriant.

La mise en ligne d'un article polémique, avec des conséquences désagréables, m'oblige, aujourd'hui,  à mettre un terme à cette aventure.
Un blog est un espace de liberté. Pas question de censurer quiconque.  Les opinions et émotions circulent, se bousculent et se heurtent...  et c'est bien ce qui fait l'intérêt d'un blog.
Allez, je ne suis pas inquiet. Je sais que d'autres continueront le chemin.
Merci donc à tout le monde.
Je pense à La Fontaine :
"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute"
J'ajoute : "Gare aux autres !"
Par Frantz Vaillant
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Samedi 12 décembre 6 12 /12 /Déc 13:36



Image 241989 !
 Année fameuse (Expo-rétrospective, sortie de "Marquis"...) où Roland trinballe son univers, de plateaux télé en émissions radio.
Voici donc un extrait de "Tranche de Cake" crée et animé par le regretté Bernard Rapp, journaliste honnête et dont l'élégance morale n'a hélas pas d'équivalent aujourd'hui.  Rapp ne manquait jamais une occasion de saluer l'artiste ("Jamais sans mon livre",  "Tranche de Cake" etc.)
Sur ce plateau d'Antenne 2 (25 nov. 1989) sont également présents Jean Teulé, Gérard Miller et  Philippe Aubert ...
Bonnes fêtes de fin d'année (à ceux qui le méritent)


Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Jeudi 10 décembre 4 10 /12 /Déc 07:50

titre_film_roland_vous_parle-1.jpg

Le blog "Topor et moi" devait-il accorder, ou non,  l'hospitalité à  l'article de Nick Grimson ?
Je reste séduit par la pertinence du papier, son côté " petit caillou dans la chaussure" . Les bien-pensants ont dû s'étouffer. Beaucoup d'autres ont applaudi. Au final, disons-le, personne n'a raison. Mais le débat est ouvert. Sans doute, fallait-il publier le texte. Mais sur un autre blog alors.
Non, tous les ayant-droits ne sont pas des salauds.
Nicolas Topor, fils de Roland, précise :


"Il s'agit à mon avis d'un problème important mais complexe que cet article a tendance à présenter sous un aspect simpliste et volontairement agressif, sans distinction des nombreux cas de figure. Les ayant-droits des auteurs ne sont pas forcément détenteurs de tous les droits car l'artiste a parfois signé auparavant des engagements auxquels ses oeuvres peuvent être encore assujetties bien après sa disparition. C'est par exemple le cas pour l'oeuvre de Roland Topor dont certains livres appartiennent toujours à des éditeurs variés. Cependant toutes les oeuvres théatrales enregistrées au répertoire de la SACD sont consultables et disponibles à la demande pour des personnes désireuses de les adapter ou de travailler dessus. Les rééditions et la disponibilité des ouvrages pour les lecteurs et amoureux de l'oeuvre peuvent être un réel objectif pour les ayant-droits sans qu'il soit toujours aisé d'y parvenir. Je tiens à signaler également mon profond dégoût pour la spéculation sur certaines de ces oeuvres ou exemplaires, comme ceux circulant sur internet. C'est en effet à cause de leur indisponibilité qu'elles font souvent l'objet d'enchères. Enfin, le sous-titre de cet article: "Comment éviter la profanation des artistes par leurs ayant-droits" me parait particulièrement déplacé !"
Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Samedi 21 novembre 6 21 /11 /Nov 17:02
Je reçois cet article d'un certain Nick Grimson, artiste-peintre vivant à Paris.
Voici l'article dans son intégralité. Il gênera  beaucoup de personnes tant  la pertinence du propos est dérangeante.  Pourtant,  il résume admirablement ce que je pense depuis longtemps.
Depuis la création de ce blog, la publication d'un article qui n'est
  pas de votre serviteur est une première.

A la défense des artistes défunts

Comment éviter la profanation des artistes par les  ayant-droits.

 

Si d’une façon générale je n’aime pas le principe d’appropriation des morts par les vivants, il est un cas qui m’est insupportable c’est la reconnaissance d’une propriété de l’œuvre artistique à quelqu’un d’autre que l’artiste lui-même, fut-il mort :

les ayantdroits, les membres de la famille, en quoi sont-ils légitimes à revendiquer une quelconque propriété sur une production de l’esprit, qu’ils auront pu certes côtoyer, parfois partager et peut-être influencer, mais dont ils n’ont pas jamais été les auteurs ?

Une fois l’artiste disparu leur intérêt devient même divergent de celui de l’artiste, ils se mettent à jouer contre lui, ils lui nuisent, certes le plus souvent involontairement,  mais c’est presque toujours le cas.

L’œuvre doit survivre à l’artiste mort car si le créateur a disparu le but de l’œuvre reste le même. De son vivant l’artiste peut contrôler son entourage pour apprécier la promotion faite à ses œuvres quand il ne peut le faire lui même. Il peut tirer un profit légitime de sa production artistique, il peut donc par exemple s’il le souhaite freiner la diffusion de son œuvre pour organiser sa rareté…Mais une fois mort l’intérêt de l’artiste n’est plus dans la valeur d’échange de son œuvre mais dans la reconnaissance de cette même œuvre, dans sa capacité à s’inscrire dans l’histoire, grande ou petite, de l’art, dans la postérité.

Ainsi du fait de cette obligation morale naît  une responsabilité nouvelle, d’ ayant-droit ils deviennent des «ayant-devoirs». Mais même s’ils en ont parfois la volonté en ont-ils la capacité ?

Pourquoi reconnaître aux ayant-droit le droit de pouvoir parasiter l’œuvre pour vivre à son détriment. La valeur d’échange n’importe plus pour un mort, tout doit donc être fait pour promouvoir a posteriori la diffusion de l’œuvre.

 

Tous les arts ne sont pas au même niveau d’égalité, certains sont reproductibles directement (la musique, la littérature….), d’autres indirectement comme la peinture ou la sculpture…

Paradoxalement les technologies numériques de reproduction et de diffusion viennent au secours de l’artiste, même et presque surtout quand il est mort.

Les réseaux de communication et la numérisation privent parfois l’artiste vivant de certains produits potentiels de son œuvre (piratage, reproduction illégale , échanges de produits d’occasion…).

Mais une fois mort ?…. c’est l’inverse !

Les différents amateurs ou amoureux de l’œuvre, même les plus maladroits, peuvent la faire survivre, connaître et apprécier, la reproduire, la diffuser via Internet, ils peuvent s’organiser en groupes ou s’exprimer individuellement, etc.

Ce n’est plus du piratage, c’est du « pirat’hommage».

Aujourd’hui beaucoup d’auteurs morts ont leurs livres épuisés, ces auteurs meurent 2 fois.

Les éditeurs n’ont peut-être pas pu toujours bien promouvoir leur artiste, contraintes économiques dont on ne peut nier l’importance, choix de mise « en tête de gondole » d’auteurs à lancer, etc..

Pourquoi ne pas rendre libre de droits des écrits dont on n’est pas capable d’assurer la  diffusion et la promotion ?

Pourquoi s’opposer à la numérisation d’œuvres introuvables qui ne profitent plus qu’à des spéculateurs privés ou à la spéculation des ayant-droits eux-mêmes ?

Pourquoi attendre les délais si longs de passage dans le domaine public ?

Pourquoi confier aveuglément tous les droits à des individus dont l’incompétence et l’intérêt pour un profit post-mortem nuit à l’artiste défunt?

 

L’héritage de droits sur une œuvre est une spoliation posthume de l’artiste, c’est une profanation, c’est dégueulasse.

Nick Grimson

 

Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Dimanche 18 octobre 7 18 /10 /Oct 08:39


La qualité d'une amitié, sinon d'un amour,  se mesure à l'attachement que l'on voue à une personne  et cela même après sa disparition. La mort fauche la vie. Pas les liens.
J'ai plusieurs fois salué le travail exemplaire des Belges concernant l'oeuvre de Roland Topor.
Rigueur, inventivité, audace, fantaisie, tout chez eux force le respect. Les hommages sont joyeux, souvent géniaux, et la simplicité de leur manifestation sied parfaitement à l'esprit de l'artiste.
Pourquoi enfoncer le clou ? C'est que "depouis" le 15 octobre et jusqu'au 15 janvier 2010, le Centre Daily-Bul and CO présente l'expo : "Roland Topor : Linos, Lithos, Litotes " Il s'agit : "d'oeuvres originales (collection de Pierre Alechinsky et de l'atelier Clot) et de documents  issus des archives  du Daily-Bul (photographies, textes, lettres, livres dédicacés, tracts etc)

Voici les infos utiles :
Centre Daily-Bul and Co° asbl
Rue de la Loi, 14
B-7100 La Louvière
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 17h
visite guidée sur réservation (Tél. 0032 (0) 64 22 46 99)
www.dailybulandco.be
dailybulandco@lalouviere.be


Vive les Belges !
Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Samedi 3 octobre 6 03 /10 /Oct 10:12
La collaboration de Roland  Topor à divers journaux (Le Pavé, Le Canard Enchainé, Libération etc.) ne fut qu'une brève parenthèse dans sa carrière.
Je pense qu'il ne prisait guère le labeur qu'impose une collaboration
quotidienne à un organe de presse.
Le dessin politique obéit à l'actualité et Roland n'obéissait à personne.

La seule rigueur qu'il  s'imposait est d'être fidèle à sa conception de la Liberté : faire ce qu'il veut, au moment où il le souhaite. Tenter d'établir un équilibre, souvent périlleux,  entre le plaisir et la nécessité. En laissant la porte ouverte au hasard et ses rencontres....
Quand il commence à collaborer avec Libé, l'actualité est particulièrement riche.
En 86 manif contre le projet Devaquet, l'affaire Pasqua avec l'histoire du vrai-faux passeport et, l'année suivante, le procès Klaus Barbie,
l’ancien chef de la Gestapo à Lyon poursuivi pour la déportation de centaines de juifs et de résistants en 1944.
Evènement historique où, quand il s'agit de l'évoquer,  l' encre de l'artiste emprunte au plus beau noir...
A découvrir dans l'Album Photo TOPOR ET LIBERATION !
Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Samedi 5 septembre 6 05 /09 /Sep 22:52
Au moment de l'écriture de la biographie, j'avais eu un entretien avec le réalisateur Marc Carpentier qui avait tourné, en 1995, un documentaire formidable : TOPOR ET LA CHANSON.
Aucune chaine n'avait acheté le film, aujourd'hui visible au Forum des Images à Paris.
Il n'est pas trop tard pour rendre hommage au génial déconneur..
A quand une Théma Topor ?
En attendant,  voici un extrait du film.
Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Vendredi 28 août 5 28 /08 /Août 23:51


Finalement, elles sont très peu nombreuses les adapations cinématographiqes de l'oeuvre de Roland.
Et pourtant, on se plait à rêver, grâce aux progrès du numérique, sur les possibilités infinies qui nous sont aujourd'hui offertes et qui  serviraient  formidablement  l'univers de  l'artiste.
Qui osera adapter la nouvelle "LA PLUS BELLE PAIRE DE SEIN DU MONDE" ? Qui fera un long métrage avec CAFE PANIQUE ? "PORTRAIT EN PIED
DE SUZANNE" ?
Cherche audace désespérement...
Bien entendu, il y a LE LOCATAIRE, adapté à l'écran par Gérard Brach pour Roman Polanski.
L'insuccés du film, à sa sortie, permit cependant d'apporter un éclairage certain sur cet auteur "sulfureux", "dérangeant"  "morbide" et autres conneries journalistiques.
Et puis il y a quelques courts-métrages.
Parmi eux, celui-ci, signé Jacques Richard, réalisateur talentueux, fondu de pellicule,  à qui l'on doit, entre autres,  un   film formidable,  "Le fantôme d'Henri Langlois", hommage fleuve sur le  papa (avec Franju) de la Cinémathèque Française.
Voici donc "La Dame-Pipi", court-métrage inspiré d'une nouvelle parue dans
"Journal in Time " .
Saluez le casting : Jackie Berroyer, Catherine Ringer, Brigitte Lahaie !
La bande-son est signée Reinhardt Wagner
.




MERCI A JACQUES RICHARD POUR SON AUTORISATION...

Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Dimanche 23 août 7 23 /08 /Août 13:11
Roland Topor  au travail, le bruit de ses plumes sur le papier et son souffle...
Le dessin  , peu à peu,  sort du néant....
Extrait de l'émission GRAPH, sur ARTE, dans les années 90 !




Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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Vendredi 21 août 5 21 /08 /Août 09:49
En 1961, Roland décroche le "Prix de l'humour noir" pour son livre "Les Masochistes".
Jacques Sternberg profite de l'occasion pour réaliser et diffuser l'année suivante un reportage sur Roland lors d'une  émission consacrée aux dessinateurs.
Il s'agit de la toute première télévision de Roland.
Une fois encore, saluons l'intelligence de nos amis belges. A l'époque ,
un tel reportage, c'était un sacré coup de pouce pour une carrière naissante !
A ma connaissance, jamais le film, depuis  mars 1962, n'a été rediffusé sur aucune chaine de télévision.
Voici le document !
A bientôt.



Par Frantz Vaillant - Publié dans : toporetmoi
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